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samedi 20 septembre 2014

La gestion de l'activité de consultant

La première difficulté que rencontre le créateur d'activité provient de la confusion faite par de nombreux interlocuteurs entre les statuts juridique, social et fiscal.
Le statut juridique va définir le cadre légal de votre activité : activité libérale avec un statut d'auto-entrepreneur, société (EURL, SARL...) ou portage salarial ?
Le statut d'auto-entrepreneur offre la possibilité de lancer une activité jusqu'à un plafond de 32 k€ de chiffre d'affaires.
Le portage salarial permet de vous consacrer à votre offre (marketing, développement commercial, réalisation de vos premières missions...). Vous êtes « propriétaire » de vos clients et de votre marque. C'est un excellent moyen de « démarrer » sans prendre trop de risque(s).
Le statut social : s'il s'agit d'une entreprise en votre nom, vous serez Travailleur Non Salarié par opposition au statut de salarié.
Le statut fiscal : vous choisirez selon votre situation celui vous permettra de payer le moins d'impôts possibles!
Il vous faudra donc effectuer vos calculs pour effectuer votre choix : Impôts sur les Sociétés (IS), Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) ou encore Bénéfices Non Commerciaux (BNC).
Créer une marque : Vous pouvez mettre votre marque sur votre carte de visite si vous préférez utiliser les services d'une société de portage salarial. Vous pourrez ainsi garder la marque que vous aurez développée lorsque vous créez votre société ultérieurement.
Il faut donc lui trouver un nom, un logo et une charte graphique. Il peut être très intéressant de se faire aider par un étudiant en fin de cycle d'une école de graphisme. C'est moins coûteux qu'un graphiste professionnel.
Il faut bien entendu penser à protéger le nom avec une démarche auprès de l'INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) et réserver le nom de domaine sur Internet auprès d'un hébergeur.
L'aspect financier : Ce que vous allez gagner en tant que consultant indépendant dépend de votre expérience, de votre spécialité, de votre réseau, du secteur d'activité sur lequel vous intervenez et bien entendu de la qualité et de la pertinence de votre offre.
L'INSEE a publié en février 2010, le revenu 2007 de 173 000 professionnels du droit, des assurances et du conseil. La moyenne s'élevait à 74,8 k€.
Votre revenu sera approximativement si vous êtes en solo de 50% de votre chiffre d'affaires.
Les sites de portage salarial proposent des outils de simulation du revenu en fonction du statut social.
A titre de repère, un consultant qui « marche très bien » produira 150 k€. Pour ceux qui débutent et travaillent en solo et à temps plein, la fourchette sera entre 60 et 80 k€ soit entre 30 et 40 k€ de revenu.
Gardez à l'esprit que les recettes du consulting ne sont pas récurrentes. Une mission a un début et une fin. Il faut toujours rechercher de nouvelles missions. Et surtout trouver des solutions pour pallier ce manque de récurrence de l'activité! Il peut s'agir par exemple de tarifer des forfaits mensuels complété par des honoraires complémentaires si la charge de travail dépasse un certain plafond avec les clients privilégiés. Cela permet d'obtenir un minimum de revenus récurrents.
Par ailleurs, il est préférable d'annoncer un tarif par jour car il n'est pas toujours facile de savoir aisément combien de temps vous allez passer sur une mission.
En sachant que votre salaire net est de l'ordre de 51% du chiffre d'affaires contre 64% de salaire brut, si vous gagniez actuellement 40k€ par an, il vous faudra généré 67,5 k€ de chiffre d'affaires pour conserver votre salaire. A raison de 48 semaines de 5 jours, il vous faudra facturé 300 € / jour.
Mais, il ne faut pas oublié que 50% de votre temps sera consacré à la commercialisation et aux tâches administratives, le tarif journalier passe donc à 600 € / jour.
C'est donc ce tarif qu'il va falloir confronter avec ce que vos clients sont prêts à payer pour votre prestation.
Le business plan des débutants raisonnables prévoit une charge de travail facturable entre 80 et 100 jour pour la première année.
Les investissements financiers sont faibles. Mais, il faut investir beaucoup de temps (réflexion, préparation, prospection et commercialisation...).
En deuxième lieu, il faut un PC avec les dernières versions bureautique pour pouvoir lire tous les documents qui vous seront transmis par les clients.
En troisième lieu viendra le poste formation (powerpoint, techniques de commercialisation..), et notamment l'accompagnement d'un spécialiste du conseil pour la préparation, le lancement et le suivi des premiers mois de votre activité (outils de reporting et de gestion).
En quatrième lieu viennent les investissements de communication tels que les cartes de visite, la recherche d'une marque, la réservation des noms de domaine, la création d'un site web, une plaquette de présentation, en fonction de la nature de votre offre.
Il ne faut pas non plus oublier les coûts directs tels que les frais de déplacement, la reprographie du rapport final qu'il vous faut bien entendu penser à refacturer au client si vous ne voulez pas que cela pèse sur votre trésorerie.
Pour réduire le coût des locaux, intervenez le plus souvent possible chez votre client ou utiliser les services d'un centre d'affaires.
Cependant, même si votre bureau est chez vous, sortez le plus souvent possible pour aller vers vos clients et ayez des objectifs du type « je vais rencontrer au minimum 2 clients par jour ».
Le poste logistique comprend essentiellement les abonnements de téléphone, fax, affranchissements, documentation, formation, frais kilométriques et repas non refacturables notamment lors de votre commercialisation.
Pour la formation, penser à l'OPCA qui peut prendre en charge votre formation puisque vous verser des charges sociales à cet organisme et au FIFPL (Fonds Interprofessionnel de Formation des Professions Libérales).
Il n'est pas inintéressant de sous traiter la comptabilité à un cabinet d'expert comptable. Pour 2 000 € / an, vous serez sûr d'être en règle et vous gagnerez 1 journée / mois pour vous consacrer au coeur de votre métier que vous facturez plus cher (Ex : 600 € / jour *12 = 7 200 €).
Il ne faut pas oublier les prestations sociales complémentaires dans votre business plan : assurances décès et invalidité, mutuelle, retraite complémentaire.
Des feuilles de temps comme outils de suivi : c'est absolument nécessaire pour pouvoir facturer vos clients (justification des tâches). On s'appelle ça un CRA (Compte Rendu d'Activité) dans le jargon de la profession.
Vous pouvez le construire sur Excel selon les principes de base suivant :
  •  la journée de travail est divisée en 8 heures
    • 2 types de rubriques d'imputations :
      - le temps facturé soit le temps passé sur les missions de vos clients,
      - le temps non facturé qui concerne le développement commercial et la gestion de votre activité (prospection, proposition/appels d'offres, réseau et gestion interne société).
Il faut renseigner votre feuille de temps tous les jours (voir toutes les demi-journées).
Cela vous permettra de plus d'analyser vos activités sur 1 mois ainsi que l'évolution sur plusieurs mois. A l'aide d'Excel vous pouvez notamment prévoir des graphiques d'analyse associés au tableur.
Cela vous permettra au fil du temps de voir si certaines tâches vous seraient moins coûteuses si elles étaient sous-traitées (exemple : sous-traiter les demandes de formations à d'autres organismes par le biais d'un partenariat rémunéré par exemple).










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