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samedi 20 septembre 2014

Auto-entrepreneur: cinq questions clés pour ne pas se planter

La procédure d'inscription en ligne est remarquable de simplicité. Quelques clics suffisent pour adopter ce statut.  Mais pour éviter  que le rêve se transforme en cauchemar, mieux vaut donc respecter quelques précautions.
1. Auto-entrepreneur: pour quoi faire?
Toutes les activités ne sont pas compatibles avec le statut d'auto-entreprise.  Certaines en sont même exclues comme les activités agricoles, les professions libérales réglementées, professions juridiques et judiciaires, professions de santé, agents généraux d'assurances, experts-comptables, commissaires aux comptes...
2. Auto-entrepreneur: comment faire ?
L'auto-entrepreneuriat n'affranchit pas des règles basiques de l'entreprise : business plan, étude de marché, définition des prix de vente, étude de la concurrence sont tout aussi nécessaires que la recherche effective de clients.
3. Auto-entrepreneur: quels risques ?
Quel que soit le domaine d'activité, il faut souligner la nécessité pour l'auto-entrepreneur, responsable personnellement de ses actes et de ses engagements, de souscrire une assurance professionnelle.
4. Auto-entrepreneur: à quel prix ?
L'un des inconvénients majeurs du statut de l'auto-entrepreneur réside dans l'impossibilité de déduire ses charges.   De plus, le moindre euro encaissé vient grever automatiquement son impôt sur le revenu.
Fiscalement, le statut d'auto-entrepreneur peut donc se révéler contre-indiqué lorsque l'activité choisie exige de lourds investissements de départ que l'auto-entrepreneur ne pourra amortir.
En outre, l'auto-entrepreneur n'étant pas assujetti à la TVA, il ne peut ni la faire figurer sur ses factures - ce qui est pénalisant pour des activités en B to B (business to business) pour lesquelles le client récupère cette TVA-, ni déduire cette taxe de ses propres achats.
5. Auto-entrepreneur: et après ?
Si d'aventure le succès n'est pas au rendez-vous, un auto-entrepreneur ne pourra en aucun cas percevoir des indemnités d'assurance-chômage au titre de cette activité.

Les affiliés au RSI ne sont pas assurés en cas d'arrêt maladie au cours de la première année de leur activité et leurs droits à la retraite seront moindres que ceux acquis dans le cadre du régime général. Une bonne prise en charge sociale exige donc de cotiser à des régimes complémentaires non obligatoires de retraite et de prévoyance, ce qui a bien évidemment un coût qu'il faut savoir anticiper.

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