Le métier de consultant ne
s’improvise pas. Cette démarche doit être initiée dans la seconde partie de
carrière. Lorsque vous devenez consultant indépendant, vous ne pouvez compter
que sur vos propres ressources. Il faut donc avoir un back up important en
termes d’expérience professionnelle.
Quels
sont les autres ingrédients qui vont conditionner la réussite du projet ?
Il faut d’abord posséder un
réseau solide. Les contrats signés viennent du réseau personnel.
Il faut ensuite posséder une
réelle expertise. Les clients attendent aujourd’hui des réponses concrètes à
leurs problèmes. Le consultant doit être capable de mettre en place des solutions
efficaces.
Le dernier point très
important, c’est qu’il faut être en mesure de tenir le choc financièrement un
an sans avoir à se verser la moindre rémunération.
Que
conseillez-vous en matière de choix du statut ?
Sur le plan juridique, l’EURL a
l’avantage de dissocier les biens personnels de l’entreprise.
En créant une société, vous
montrez que vous avez une offre construite, des moyens… Certains clients n’acceptent
d’ailleurs de travailler qu’avec des sociétés, car ils estiment que ce statut
est le gage d’une plus grande pérennité.
Comment
faut-il procéder pour démarrer l’activité ?
Faites que ce que vous savez
faire, sous-traiter tout le reste ! (réalisation plaquettes commerciales….).
Concentrez-vous sur votre cœur de métier.
Ne proposez pas une offre tout
azimut. Les entreprises recherchent aujourd’hui des experts dans un domaine
donné, pas des généralistes.
La
dimension commerciale est très importante
Il ne faut pas avoir peur de
décrocher son téléphone et d’essuyer un refus neuf fois sur dix. Il faut faire
preuve de persévérance et de résistance.
Y
a-t-il des pièges à éviter lorsque l’on se lance ?
Outre la tentation de proposer
une offre trop large ou de vouloir tout faire soi-même.., il ne faut pas
devenir mono client. Lorsqu’un client
représente 60 ou 70 % de votre chiffre d’affaires, vous perdez 70% de votre
chiffre d’affaires lorsqu’il vous lâche. Un client ne doit pas représenter plus
de 10% du chiffre d’affaires.
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